Dans un rapport publié le 13 mai dernier, les Nations unies pointent l’ampleur de l’impact psychologique de la pandémie de coronavirus sur la population, confirmant ce que nous avions pressenti : la détresse psychologique au sein des populations s’est répandue, et pour certains dont nos aînés, elle s’accentue depuis le déconfinement. On doit donc s’attendre à une augmentation à long terme de la gravité des problèmes de santé mentale.
En plus des conséquences parfois délétères du confinement, le climat global d’incertitude, les souffrances, la peur de la maladie, la solitude, le spectre du chômage sont autant de facteurs qui vont engendrer des souffrances psychiques et ce même quand la pandémie sera maîtrisée : « Le deuil, l’anxiété et la dépression continueront d’affecter les personnes et les communautés » selon Antonio Guterres. Addictions, abus de substances, hausse du taux de suicide… les personnes fragiles ne sont définitivement plus les seules concernées par les risques de détérioration de leur santé mentale. On parle donc de répercutions majeures et durables.

Pour l’instant, la propagation de ces troubles passe hélas encore assez inaperçue face à l’effort entrepris à l’échelle mondiale pour lutter contre le nouveau coronavirus. Les cliniciens et les chercheurs attirent donc l’attention : pour pouvoir aider mieux les personnes touchées et leur entourage, pour faire face à la vague qui va déferler dans les prochains mois et les prochaines années, il faut absolument et plus que jamais anticiper, investir et soutenir les programmes de recherche en psychiatrie. Avant la pandémie, les pays consacraient, en moyenne, 2 % seulement de leurs dépenses de santé à la prise en charge des troubles mentaux. « Après des décennies de négligence (…) il faut investir massivement dans ce domaine longtemps négligé et sous-financé ».

Depuis sa création, la Fondation FondaMental Suisse met en place des programmes de recherche transnationaux et innovants, qui répondent aux besoins des personnes atteintes et de leur entourage (il se trouve que l’actualité de la recherche sur le Covid-19 valide de fait ce modèle de coopération scientifique internationale, ADN de la Fondation depuis la création). Au début de la crise sanitaire, la web app Covidout a été lancée pour aider les personnes en souffrance psychique passagère ou chronique à s’adapter. Biobanque partagée, neurofeedback, trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, troubles bipolaires, schizophrénie, anxiété, dépression, sommeil, TOC, des projets sont prêts, la Fondation recherche des fonds privés pour les développer. Si vous êtes ici c’est que vous mesurez cette réalité et la nécessité d’investir pour agir dès maintenant. Votre soutien est essentiel, plus que jamais. N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus.

 

Illustration/sources : Unsplash-PaulSkopskas – SO/AFP
L’ONU préoccupée par l’impact durable de la COVID-19 sur la santé mentale
L’ONU appelle à investir massivement dans la santé mentale