« Longtemps, les maladies psychiatriques se sont définies, par opposition aux maladies neurologiques, par l’absence de lésions cérébrales. Mais les progrès récents de l’imagerie montrent que ce n’est pas si simple ». Yann Verdo publie un article très intéressant sur ce sujet dans Les Echos.

La neuroimagerie est résolument un axe fort en matière de recherche en psychiatrie. Le projet « imagerie & troubles bipolaires» par exemple, mené par le docteur Camille Piguet, illustre l’intérêt de la Fondation pour cette approche : il a pour but d’étudier à Genève et à Paris un large échantillon de patients en IRM pour identifier des sous-types de troubles bipolaires. Différents critères sont étudiés, comme le niveau de stress dans l’enfance par exemple. Grâce à la neuroimagerie, plusieurs corrélations significatives entre des structures cérébrales et l’évolution clinique sont en phase d’être identifiées.

D’autres programmes s’appuyant sur ce formidable potentiel pour tester des applications cliniques ont été sélectionnés : un projet de « neurofeedback » pour améliorer les symptômes résiduels dans les troubles de l’humeur notamment est à la pointe en la matière, il a besoin de financements afin de pouvoir débuter.
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