Identification d’un lien entre génome et psychose chez les patients atteints de schizophrénie et de troubles bipolaires : Viviane Labrie, PhD et ses collaborateurs du Van Andel Research Institute (USA) ont découvert un groupe de marqueurs épigénétiques qui stimulent la production de dopamine tout en brouillant simultanément les synapses du cerveau, les centres d’information qui transmettent des messages neuronaux responsables d’un fonctionnement sain. Il en résulte un bouleversement de l’organisation et de l’équilibre chimique du cerveau qui alimente les symptômes de la psychose. « Nous avons maintenant une explication biologique qui pourrait faire une réelle différence pour les personnes atteintes de ces troubles » explique Viviane Labrie.

La zone sensible épigénétique qui vient ainsi d’être identifiée pour la schizophrénie et les troubles bipolaires pourrait ouvrir une nouvelle voie pour concevoir de nouveaux traitements et des stratégies de dépistages inédites. « Nous espérons que nos résultats permettront d’identifier de nouveaux biomarqueurs pour dépister les risques, ce qui permettrait une intervention plus précoce ».

L’identification de nouveaux biomarqueurs est en effet la source de beaucoup d’espoirs. Cette voie fait l’objet de projets de recherche de l’axe 2 du programme scientifique de la Fondation FondaMental Suisse : la mise en place d’une base de données partagée et d’une biobanque commune entre Paris et Genève.

Sources :  https://www.nature.com/articles – https://www.newswise.com/