Une étude basée sur l’imagerie cérébrale publiée dans la revue Brain, remet en cause le modèle théorique dominant sur l’autisme. Les troubles du spectre autistique (TSA) s’expliqueraient, sur le plan anatomique, par un déficit de connexions longue distance entre des neurones situés d’un bout à l’autre du cerveau, associé à une augmentation de la connectivité neuronale à courte distance, entre zones cérébrales adjacentes. Mais, comme l’explique le Pr Josselin Houenou, chercheur à l’Inserm et principal auteur de l’étude, « ce modèle repose sur l’étude de populations pédiatriques hétérogènes […] et sur des méthodes de neuro-imagerie peu spécifiques ne permettant pas de mesurer avec fiabilité la connectivité « courte distance ». Pour répondre à ce problème, les auteurs ont utilisé une innovation conçue à NeuroSpin et reposant sur l’IRM de diffusion, donnant une image plus précise de la connectique cérébrale. Pratiqués sur des autistes adultes, les examens ont montré que l’altération des interactions sociales et de l’empathie était au contraire corrélée à une diminution de la connectivité dans plusieurs faisceaux courte distance. Des études similaires doivent être réalisées chez des enfants pour confirmer les résultats.

Le Professeur Houenou est impliqué dans plusieurs programmes de recherche proposés par FFS, utilisant notamment ces techniques d’imagerie cérébrale d’une grande précision.

Sources : Inserm et Brain